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Kenya





























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Bientôt deux ans après notre voyage en Namibie, l’envie était forte de refaire un safari photo. Comme nous emmenions notre fille cette fois là, le Kenya a été choisi pour ses vols directs depuis Paris, son offre de logement complète et ses tarifs un peu moins démesurés que la Tanzanie ou le Botswana.

Situé à l’équateur le Kenya n’a pas vraiment vraiment de saisons en terme de température, mais connait la mousson. Il y’a deux saisons sèches : une petite de Janvier à Février et une grande de Juin à Septembre.

Histoire d’essayer d’éviter un peu la foule, et de faire un petit tour au soleil en plein hiver français, j’ai choisi le mois de février.
 
Hélas la Terre étant un peu en train de mourir, cette petite saison sèche n’a quasiment pas eu lieu dans l’est africain. Au contraire des pluies torrentielles se sont déversées sur le Kenya pendant ces trois derniers mois tuant plus de 100 personnes et dévastant de nombreuses infrastructures (sans parler de l’invasion de criquets). Beaucoup moins dramatique, cette pluie a fait énormément pousser l’herbe dans la savane, compliquant beaucoup l’observation des animaux, notamment des félins (c’est forcément moins un problème pour voir les girafes ou les éléphants). Il va donc falloir déployer plus d’effort pour les observer.

 

Je voulais visiter deux parcs : Ambesoli et ses éléphants au pied du Kilimanjaro, et le Masai Mara, où les félins sont nombreux. Le Masai Mara est également réputé pour sa grande migration de gnous durant l’été, mais bon moi les gnous…
 
La distance entre ces deux parcs (le réseau routier obligeant de repasser par Nairobi) étant telle, il nous faut une étape au milieu du trajet, ce seront les lacs Naivasha et Nakuru.

Au Kenya le self-drive (conduire soi même sans guide), n’est malheureusement pas la norme. Les formalités pour louer une voiture sont compliquées, les pistes dans les parcs sont défoncées obligeant de bien connaitre les lieux et de maitriser le 4×4. De plus si on veut maximiser les chances de voir des animaux, comme nous ne pourrons pas compter sur les points d’eau, les échanges entre les guides (en se croisant ou par radio) sont essentielles. Bref nous avons du faire appel à un guide/chauffeur pour toute la durée du voyage. C’est certes reposant et pratique, mais ça donne un aspect plus passif au voyage, qui ne m’emballait pas trop.

J’ai fait appel aux services de Natural World Kenya Safari, suite aux bons avis sur Tripadvisor, et au devis au prix raisonnable par rapport à d’autres. Ca reste cher pour le commun des mortels, hors trajet aérien (logement en lodge, nourriture, trajet, game drive matin et soir) , compter en général entre 200$ et 300$ par jour et par personne suivant le standing des logements. A ça penser à rajouter le pourboire pour le guide en fin de voyage (10$ par jour et par personne). Rien à redire sur l’organisation de Natural World la prestation a été aussi bonne et efficate que les contacts par mail pour l’organiser. Les lodges étaient très confortables, large et très bon buffet à tous les repas, idéal quand on veut garder son petit confort.

En véhicule on a le choix entre le Van et la Land Cruiser, au vu de l’état des pistes encore bien humides c’est ce dernier que nous allons finalement retenir.

Au niveau santé la vaccination (valable à vie) contre la fièvre jaune est conseillée, les traitements anti-malaria également (et bien nous a pris de le suivre, car même à 1600m d’altitude et du produit répulsif, les moustiques nous ont bien mangé).

A l’entrée des parcs tenus par les Masai soyez prêt à être harcelés par des vendeurs de breloques. Les amateurs de négociations de vendeurs de tapis seront ravis, ceux en quête de sérénité beaucoup moins. Heureusement une fois franchi la porte du parc tout ça disparait.
 

Compte Rendu

J0 : Paris -> Nairobi

Hôtel : The Boma Nairobi

Vol sans encombre via Kenya Airways, c’est pas le grand luxe, mais ça fait le job sans escales.
On arrive en fin de soirée, donc hôtel au sud de Nairobi où nous rejoindra notre guide le lendemain. Ambiance un peu spéciale où tous les grands hotels sont entourés de grilles, soldat à l’entrée avec checkpoint, fouille du véhicule, détecteur de métal,  et miroir sous la voiture de rigueur. Les rares mais assez récents attentats contre des activités touristiques restent dans les mémoires.

J1 et J2 :  Ambesoli

Lodge : Oltukai lodge

La route vers le sud et le parc Ambesoli est sans difficulté, mais sans grande beauté non plus. Le Kenya est très peuplé et développé, on est loin ici des paysages naturels, les bords de route sont remplis de constructions en tôle, de petits magasins, voire d’entrepots. C’est certes coloré, mais assez anarchique, et passer devant le bidon ville du quartier pauvre n’invite pas à la visite.
 
Au bout de plusieurs heures de route nous arrivons aux portes d’Ambesoli, où nous voyons nos premières giraffes de loin. Ce sera malheuresement aussi les dernières pendant quelques jours, car la pluie à chasser beaucoup d’animaux hors du parc, la plupart ayant trouvé refuge en Tanzanie où dans des espaces montagneux plus reculés. Heuresement les stars du parc eux n’ont pas bougé : les éléphants.
 
Et nous allons en voir des éléphants, des troupeaux entiers, des centaines d’éléphants au total.
 

Motif de satisfaction supplémentaire : le Kilimanjaro est visible hors des nuages ce qui n’est pas toujours le cas. Bon le nom est mythique, mais c’est pas forcément la plus belle montagne qu’il m’est été donné de voir. Mais elle domine le parc où que l’on soit bien qu’elle soit située en Tanzanie.

Témoin des grosses chutes d’eau de ces derniers mois (heureusement terminées) le parc est innondé par endroit faisant le bonheur des flamands roses

Notre 4×4 se retrouvera d’ailleurs embourbé (avec d’autres) à quelques dizaines de mètres de l’entrée du lodge au retour d’un game drive matinal. Il faudra aux guides plus d’une heure pour libérer tous les véhicules (pendant qu’on sera peinard au petit déjeuner).

Nous aurons la chance de voir aussi nos premiers guépards se repaitrent d’un bébé antilope :/

J3 : Lacs Naivasha et Nakuru

Lodge : Sarova Lion Hill Game Lodge

Tôt le matin (les cérémonies en l’honneur de feu l’ancien président, natif de Nakuru, nous faisant craindre des bouchons), nous prenons la route vers notre prochaine étape le lac Nakuru. Mais juste avant nous faisons notre pause déjeuner près du lac Naivasha. Fort de plus de 400 espèces d’oiseaux recensées, on y trouve également une population non négligeable d’hippopotames. C’est également un lieu de pêche tradionnel, entouré de petits villages de pêcheur.

Des traversées en bateau sont organisées pour les touristes, qui nous amènent jusqu’à Crescent Island, où d’après les guides des animaux avaient été emmenés dans les année 80 pour le tournage d’Out of Africa, et y sont restés depuis. L’occasion de faire un petit safari à pied pour y voir ces herbivores (attention tout de même aux buflles)

Reprise du land cruiser pour les derniers kilomètres vers le lac Nakuru. Ce lac était autrefois le repaire des flamands roses (on estimait qu’il abritait les trois quart de la population mondiale), mais la déforestation, la montée du niveau de l’eau, et la polution de la ville de Nakuru, on eu raison des algues qui les nourissaient, ils ont donc déserté le lac, qui devient du coup sans grand intéret.

Mais juste à côté se trouve le Lake Nakuru National Park, qui abrite de nombreux animaux, dont beaucoup de rhinocéros (et pas mal de girafes aka l’animal le plus cool au monde), c’est pourquoi j’ai quand même tenu à y aller. De plus avec la disparation des flamants roses, le nombre de visiteurs semblent avoir également beaucoup baissé, nous laissant le parc pour la matinée rien qu’à nous. Finis de devoir lutter avec les autres jeeps pour observer un animal.

J5 , J6 et J7 : Masai Mara

Lodge : Mara Serena Safari Lodge

Une bonne journée de (très mauvaise) route nous attend pour rejoindre le Masai Mara, sensé être le point d’orgue de notre voyage, et plus précisément le Mara Triangle, partie la plus protégée du parc.

Venant du nord nous allons donc traverser une bonne partie du parc, sans pourtant rencontrer le moindre animal. Décevant pour le moins. Le mauvais temps qui caractérise cette journée les a fait fuir. La migration des gnous étant terminée ça n’aide pas à remplir ces très grands espaces.

Heureusement dès le lendemain après midi le beau temps est de retour, et nous allons avoir la chance d’observer nos premiers lions. Mais se sera une observation à la « kenyane », chaque guide voulant cocher la case « lions » pour ses clients (et vu qu’ils sont demandeurs on peut les comprendre), et qu’il s’agit des premiers lions vus depuis trois jours, on se retrouve vite à une quinzaine de véhicules luttant pour apercevoir deux lions au repos couché dans les herbes, ignorant complétement l’exitation autour d’eux. Ce mouvement perpétuel des véhicules casse un peu l’authenticité de l’expérience.

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Le parc est vraiment beau, on a vraiment affaire aux larges étendues de savane, un peu valonnées  que l’on pouvait imaginer.
 
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J8 : Masai Mara et Olare Motorogi Conservancy

Lodge : Loyk Mara Lodge

Au nord est du Masai Mara se tient l’Olare Motorogi Conservancy, qui est un regroupement de terres privées Masai offrant une énorme bande de terre peu visitée par les touristes. C’est là que nous allons passer notre dernière nuit. Il n’est pas facile de naviguer dans l’Olare Motogori Conservancy, et même notre guide était un peu perdu (il ne doit pas forcément avoir l’habitude d’y emmener des touristes). Il faut ajouter que les routes sont très détoriées, les guerres de territoires fréquentes, et les indications de direction inexistante. C’est donc dans le Masai Mara que nous passerons une grande partie de cette dernière journée.

Gros spectacle de cette journée, 5 guépards en chasse, tapis dans les herbes (on ne voit plus que les oreilles qui dépassent), essayant en vain de bouffer de la gazelle.

A quelques mêtres une meute de lions essaient de faire la même avec des phacochères, mais là aussi les herbivores seront les plus rapides.

Plus tard c’est à l’heure de la sieste que nous trouverons un jeune male et des lionnes.

Demain lever 6h, 6 heures de pistes cahoteuses et rocailleuse, 7 heures d’attente à l’aéroport de Nairobi, et 8 heures d’avion. Ouf.

Bilan

C’était très chouette, mais si la haute végétation qui n’était pas attendu a surement compliqué et amoindri l’observation de certains animaux, mais bon c’est la nature faut faire avec. Malgré de longues heures de route entre les différents parcs (respect à notre chauffeur), on a pu voir énormément de choses.

La seule « difficulté » vient d’avoir fait la Namibie avant ce voyage au Kenya. Difficile de ne pas comparer. Si le nombre d’animaux observable est favorable au Kenya, les paysages plus verdoyants que le désert rocheux d’Etosha, pouvoir se promener en totale autonomie et profiter de la tranquilité des points d’eau nous a manqué.

Hors des parcs, le Kenya est également beaucoup beaucoup moins « magique » que les paysages namibiens, l’expérience n’est pas la même et au delà des animaux laissent peu de souvenirs mémorables.

Il faut donc faire un choix entre l’opération photos kenyane, parfois au mileu des autres jeeps, et la magie de la Namibie. Pas mal d’avoir pu faire les deux au final. Pour le prochain safari du coup ça sera soit le Kruger en Afrique du Sud soit un retour à Etosha, pour retrouver cette autonomie si agréable.

Autre point à prendre en compte si vous êtes photographes en herbe, à l’équateur le soleil se lève et se couche à toute vitesse. La golden hour est plutôt une golden 10 minutes, et vous vous retrouverez souvent à shooter face à un soleil de plomb (encore plus frustant quand on ne choisit pas son positionnement).

Mais les parties de chasse que l’on a pu observer, les troupeaux d’éléphants, nos amies les girafes, tout ça parfois à quelques mètres de nous,  valaient vraiment le déplacement.

: Les animaux, partout, autour et proches de nous.
: La qualité des logements
: La savane

: La nécessité d’avoir recours à un chauffeur/guide que se soit pour le trajet ou avoir une chance d’observer les félins.

: L’expérience hors parcs

 

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