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Namibie





















Objectif du voyage : faire notre premier safari animalier à Etosha, et découvrir le salar de Sossusvlei. Pas de bol ces deux spots sont dans des directions complètement opposées de la capitale/aéroport, donc il va falloir traverser une bonne partie du pays dans les deux sens, et beaucoup rouler. Ça tombe bien, même pas peur j’aime bien ça les road trips. 

La possibilité de voyager en autonomie a été un argument décisif pour la Namibie, par sûr d’apprécier devoir suivre un guide sur plusieurs jours. Au total nous avons fait 2800km en 10 jours.

On a choisi de partir en haute saison, à la fin de la saison sèche pour maximiser nos chances de voir des animaux facilement aux points d’eau (mais on maximise les tarifs et la poussière également). Temps chaud et sec la journée, autour de 10°C la nuit.

Vidéo du voyage

Informations

A savoir :

  •  On est passé par Damarana Safaris pour l’organisation de notre voyage (logements et location de voiture), rien à redire, pas de problème dans les réservations, bon contact, un peu de retard à l’accueil à l’aéroport (moi qui voulait enfin avoir quelqu’un qui m’attende avec mon nom sur une pancarte à la sortie de l’avion), mais bon c’est l’Afrique, kakuna matata. Pour une fois je vais citer les hébergements, ils sont peu nombreux la bas, donc une petite chance que ça vous soit utile.
  • Quelques grandes routes goudronnées autour de Windhoek, mais à part ça c’est de la dirt road. Aucune difficulté particulière, les pistes sont très larges, le 4×4 reste quand même très intéressant pour sa grande garde au sol, et ses suspensions souples (mais au final j’ai roulé 90% du temps en mode 2×4).
  • Apparemment on crève souvent, donc demander au moins deux roues de secours à votre loueur. On a été chanceux, ça nous est pas arrivé, ça doit vraiment pas être drôle quand ça arrive en plein désert, ou au milieu des lions, l’assistance ou les possibilités d’alerte sur place étant quasi nulle.
  • Les limitations de vitesse sont là avant tout pour gérer le risque des animaux sauvages traversant les routes, mais aussi du fait que ça chasse souvent du cul dans les virages quand on roule un peu trop vite.
  • Interdiction de rouler de nuit et tant que le soleil n’est pas levé. Ce qui veut dire que si vous dormez dans le parc d’Etosha vous serez « enfermé » dans le camp pour la nuit.
  •  La Namibie étant le deuxième pays le moins densément peuplé après la Mongolie, il est complètement possible de rouler plus d’une heure sans croiser un autre véhicule (et ça sera très surement des touristes en Toyota blanche comme vous).  
  •  Le dollar namibien est adossé au rand sud africain, les deux monnaies sont utilisées. En gros faut diviser les prix par 17 pour tomber en euros. Aucun problème pour retirer du cash dans les ATM dès l’aéroport et dans les « villes » par tranche de 2000$/3000$ par retrait. Les espèces sont le moyen de paiement le plus répandu/apprécié même dans les stations service donc toujours avoir au moins de quoi faire deux pleins d’avance en poche.
  •  Les stations service sont disposées stratégiquement entre les étapes clefs, donc généralement dès qu’on en voit une, et qu’on est près de la moitié du plein, ne pas hésiter à y aller, la prochaine peut être très éloignée.
  •  Dans les lodges on a plutôt bien mangé, (mais pas très varié, difficile d’échapper au steack d’oryx et ses patates douces), le service est bon, les logements très sympas (même okaukuejo qui n’a pas une super réputation).
  •  Wifi souvent limité aux sallles communes, parfois inexistant, toujours très lent. Certains lodges énergiquement autonomes peuvent limités les heures d’utilisation de l’électritcité et de l’eau chaude (assez rare cependant).  
  •  Google maps en offline est très pratique pour les grandes étapes, toujours valider les directions cependant avec une carte papier car il peut vous envoyer au milieu de nulle part à tout moment.
  •  De temps en temps des checkpoints policiers sur la route, roulez au pas en attendant qu’on vous fasse signe de passer, ou qu’on vous ignore
  •  J’ai pris un permis international, mais il m’a été complétement inutile (apparement utile lors des contrôles de police)
  •  Les lodges ont très souvent une prise au format européens, mais prenez quand même un adaptateur
  •  Que se soit dans l’avion où sur place, on avait l’impression d’être les petits jeunes. Pourtant je suis plus prêt de 40 ans que de 30, mais aucun enfant, que des retraités, quasi partout (j’imagine que la clientèle plus jeune est en camping)

 Transport :

  • Vol Paris – Dota – Windhoek par Qatar Airways (pas la route la plus rapide)
  • Toyota 4×4 double cabine (une banquette arrière, très pratique pour s’assoir à deux du même côté de la voiture pour photographier les animaux)

Compte Rendu

J0 : Paris -> Namibie

Arrivée à 12h pour prendre l’avion à 16h30, Le plan c’est : 7h d’avion direction Doha. 2h30 d’escale prévue, et hop nouveau vol de 9h direction Windhoek, pour arriver en fin de matinée en Namibie. 

J’avais regardé les status des vols précédents les notres, aucun retard, jamais. 

Forcément le matin je check notre avion sur flightradar, et je vois qu’il était en retard de deux heures le matin pour rejoindre CDG. Bon l’escale va être raccourcie, mais il semble bien rattraper son retard.

Au moment d’embarquer, déjà bien en retard, on nous annonce qu’une vérification technique va surement encore retarder le vol, on en saura plus dans 30 mins. Là je vois déjà le vol annulé, la correspondance ratée, sachant qu’il y’a pas des vols tous les jours pour la Namibie… [:kzimir]

Mais ouf tout de suite après on embarque, et aucun soucis jusqu’au lendemain quand on atterrit en Namibie, en traversant un voile de poussière assez incroyable qui recouvre tout le pays en altitude. Le service à bord très bon, le 380 spacieux, mais étonnant j’ai trouvé les sièges un peu durs.

J1 : Windhoek -> Frans Indogo Lodge

On a 16h d’avion dans les pattes, l’agent sur place est à la bourre, alors qu’on a qu’une envie c’est de prendre les clefs de la voiture, et de faire les 3 heures de route qu’il nous reste pour atteindre le premier lodge. 

Hélas trois fois hélas, on a le droit à un briefing des enfers de plus de deux heures sur le maniement du 4×4, les dangers de la route, notre itinéraire etc… L’intention est louable, on est surement trop pressés, mais moi d’habitude quand je descend de l’avion je veux tracer direct.

Je me réhabitue sans problème au combo conduite à gauche / boite auto (beaucoup moins à l’inversion des commodos essuies glaces – clignotants), quelques emplettes de vivres, et direction notre premier arrêt Frans Indongo Lodge, qui nous fera progresser en direction du nord et d’Etosha. On arrive assez tard, lodge sympa mais sans grand intérêt, on mange bien, et dodo !

Bon pour l’instant de la Namibie on a juste vu la capitale foutraque, une longue route bitumée interminable, et quasi aucun animaux à part deux chèvres, et deux oryx. Ca dépayse pas à mort 😀

J2 / J3 : Etosha – Okaukuejo Camp

Dès le lever du soleil, on fait les deux dernières heures de route qui nous sépare d’Etosha, et d’Ombika le waterhole le plus près de l’entrée. A son approche c’est bon, on voit nos premières girafes, et très vite des zèbres, des springbooks, par paquet de cent. C’est le bordel, mais c’est le kiff, ouf  ils ont bien projetté de mettre des animaux dans leur parc à animaux. 

(photo moche pour illustrer le dawa autour d’un point d’eau)

On rentre à Okaukuejo (vraiment correct alors que je m’attendais au pire vu les commentaires trip advisor, ok le self c’est pas de la haute gastronomie, mais un flunch-like après une journée à courir après les animaux ça me va parfaitement) on paye notre permis, pose nos valises dans les chalets près du point d’eau, et c’est parti pour deux jours de trèsss grand kiff. On a passé ces deux jours à naviguer entre les points d’eau du coin, pépère dans la voiture, à les attendre au lever du jour, jusqu’au coucher du soleil. Obligatoire pour moi de dormir dans le parc, au risque de rater les meilleurs moments. On a tout vu, éléphants, lionnes, lions, autruches, girafes,…. Fabuleux.

Les points d’eau qu’on a fait :

  • Ombika : son seul intérêt est d’être près de l’entrée, mais on se lasse assez vite de voir des tonnes de zebres/antilopes, le point d’eau est en contrebas avec peu de visibilité.
  • Okaukuejo : celui de notre lodge donc, super visibilité, éclairé la nuit si vous avez pas eu votre dose la journée, ou si vous êtés interessé par les rhinos qui s’y montrent alors, il s’y passe toujours quelque chose
  • Nebrownii : notre chouchou, joli tout petit plan d’eau, très proche des voitures, où les gros animaux viennent un par un, donnant de superbes opportunités photos. On y a vu deux soirs de suite des lionnes de retour de la chasse, et un éléphant.
  • Okondeka : très réputé, et pourtant on ne s’y est pas attardé malgré la présence d’une lionne, car les animaux étaient très loinnn (et pourtant j’avais un équivalent 600mm). On aurait eu plus de temps on aurait sans doute insister ici, car le spot est connu pour ces scènes de chasse
  • Gemboksvlate : trop articiel/bétonné à notre goût
  • Olifantsbad : on a eu la chance d’y voir trois lions un matin <3
  • Aus : assez éloigné de tout, on y a pas vu grand chose

 

Bref on était comme des fous, il y’a un côté chasse/traque hyper excitant, t’hésite toujours à rester attendre les animaux (la bonne solution) ou changer de spot au cas où il se passe un truc ailleurs (souvent non). Au fur et à mesure tu fais ta collection, comme tu collectionnes les pekomons (« bon on a eu trois lionnes, maintenant me faudrait un bébé éléphant ou une girafe qui bois » ). Et quand tu vois au loin ce que tu attendais arriver, c’est un kiff énorme.

Seul gros coup de stress : pendant 20/30 minutes on a cru avoir complétement perdu les clefs de la voiture quelque part dans le camp  :sweat:  (retrouvé sous la table de nuit au final). J’ose pas imaginer la galère que ça aurait été de se faire ammener un double des clés, à un jour de route de la capitale, et l’impact sur la suite du planning. Faites gaffe à vos clefs !

 

J4 : Old Trader Lodge Erindi 

On quitte Etosha un peu à contre cœur, mais avec le sentiment de la mission accomplie, je pensais clairement pas en voir autant en si peu de temps. Des souvenirs forts. On va commencer notre descente vers le sud, par la réserve d’Erindi. J’en savais rien, à part qu’il y’aurait peut être l’occasion de voir des crocos et des hippos.

La route touristique pour descendre dans le sud, c’est plutôt de passer par Walvis Bay par la lonnngue route de sel qui longe le litoral. Mais ça ne m’attirait pas plus que ça alors en mattant google maps, j’ai demandé à l’agence à de nous faire plutôt passer par Erindi.

On arrive vers 14h (après s’être complétement paumés dans des pistes secondaires au milieu de la savane), on découvre la petite rivière qui sert de point d’eau, remplie de crocodiles qui se dorent la pillule au soleil, et d’hippos dans l’eau ne laissant dépasser que les narines et les yeux <3

Le paysage de la réserve est très sympa en tout cas, beaucoup plus verdoyant qu’etosha.
On a réservé un game drive pour le soir, nous voici donc partis dans une jeep à touristes, dans la peur de vivre un truc tout naze comparé à nos expéditions solitaires d’Etosha, mais parait qu’on a une minuscule chance de voir des léopards, alors go !

Alors c’est très différent d’etosha, où tu te gares dans un coin en laissant les animaux venir à toi. Ca m’a un peu choqué, la jeep roule partout, en ligne droite vers les animaux, n’hésitant pas à les poursuivre par moment, où venir les voir alors qu’ils dormaient de très prés. J’ai trouve un ça un peu dérangeant, de stresser/forcer les animaux comme ça, mais faut dire qu’on a vu des choses assez incroyables, donc j’ai un peu mis en sourdine mes scrupules pour profiter du spectacle. Les éléphants sont magnifiques, et on a eu la chance de pouvoir observer des rhinos blancs, après une longue partie de cache cache. Ces bestioles sont incroyablement fortes dès qu’elles te sentent/entendent pour mettre un épais buisson entre toi et elles (apparemment les black rhinos sont beaucoup plus agressifs donc faut pas s’amuser à ca avec eux). On a fait chou blanc sur le léopard, mais tout le reste était top.

Du coup je sais toujours pas si un safari full guidé me dirait. D’un côté avoir un guide privé qui communique par radio avec ses collègues est hyper avantageux, d’un autre côté, ça fait un peu plus zoo, t’as moins ce plaisir de faire partie du décor et d’être des spectateurs privilégiés. 
Mais ce passage à Erindi restera un des hightlights de notre trip.

J5 : Tsondab Valley

Après un dernier coucou aux crocodiles, on est parti pour 6 heures de route, en direction du sud. On passe la nuit à Tsonbad Valley. 

Très beaux paysages, perdu au milieu de la nature (eau chaude et électricité uniquement de 18h à 22h), on est les seuls clients du lodge ce soir là, du coup à nous le mini buffet pour deux.

J6 : Sossusvlei – Desert Homestead Outpost

Sossusvlei nous voilà. On y arrive vers 11h, il fait déjà bien chaud, mais c’est supportable. On part profiter des dunes et de dead vlei vers 14h. La lumière est forcément très dure, mais on a le parc pour nous même, je me demande si c’est pas mieux, que de faire la queue le matin, et suivre 40 débiles qui vont grimper la même dune.

On a pas de manomètre pour gonfler/regonfler les pneus, donc on préfère prendre la navette pour les derniers kms.

Alors au final oui les dunes sont gigantesques, mais pour m’etre promener dans Merzouga qui n’est pourtant qu’un erg, on retrouve pas du tout cette impression de sollitude, ces dunes à l’infini. Là on suit une longue route bitumée, on fait un petit tour sur une dune, et si on le malheur de pas dormir dans l’unique campement du parc, il est déjà temps de faire demi tour, parce qu’il y’a une heure et demie de route à faire avant le coucher du soleil. Ca fait trop circuit imposé.

Oui se promener dans dead vlei est très sympa, mais je trouve l’endroit overrated de dingue, les photos qu’on peut en voir n’étant pas représentative du lieu. Puis j’aime pas la chaleur.

Bref, on l’a vu, je m’attendais à être déçu (bon c’est mon mantra pour tout en même temps) mais ça nous a pas semblé le highlight du voyage, même en y retournant le surlendemain matin. Quelques jolies photos à y faire tout de fois, mais une expérience sur plae trop superficielle, ou en tout cas qu’on a raté.

Apparement la lumière est très sympa avant l’ouverture du parc, seule solution pour pouvoir y assister se loger dans le seul camping/lodge du parc qui est réservé des mois avant. On a râté le coche, et surement aussi l’expérience sossusvlei.

J7 : Vol en montgolfière – Desert Homestead Outpost

Après la petite déception de la veille, il est temps pour le dernier gros rendez vous du voyage : la ballade en montgolfière au dessus du Namib. Je savais qu’il était peu probable qu’on vole directement au dessus des dunes, car il faut que les jeeps puissent nous récupérer en fin de vol, mais vu les retours ça sentait l’expérience très sympa.

On part donc de notre lodge à 5h du mat’, et exceptionnellement on roule donc de nuit, avec en plus google maps qui nous fait passer dans des pistes sablonneuses, où pour la première fois je sens la nécessité du 4×4  [:angellus2] , direction le meeting point le plus près : le Mirage.

Bon faut savoir que je suis pas du tout fan de tout ce qui se passe en l’air, surtout quand j’ai aucun contrôle, genre l’avion, ou l’accro branche. Mais je me force car le spectacle en vaut la peine.

On s’installe à 16 dans la gigantesque nacelle (4 compartiments de 4, on est réparti par poids, et on se retrouve super bien placé à extérieure), et c’est parti pour une petite heure de spectacle. Du gonflage du ballon au lever du soleil à 500m de haut au dessus de la brume matinale (il fait exceptionnellement hyper froid ce matin là), en passant par l’incroyable gouaille de Tracy notre pilote, Flagada Jones du ballon, qui vole depuis 40 ans dans tous les pays, tout est parfait.

La sensation de vol est unique, on sent aucune accélération, et pourtant, on  monte, on monte, vite rejoint par les deux autres montgolfières.

Tout le monde est ravi. Un autre couple de français étaient partis de leur lodge à 4h du mat’ la veille pour voir leur vol annulé au dernier moment pour cause de vent violent. Ils étaient assez heureux d’avoir une meilleure conclusion ce coup ci.

Bref, très sympa, mais on commence à accumuler les levers aux aurores et les kms, donc le reste de la journée, peu motivés à retourner à sossusvlei, on glande ! Surtout que le diner 5 plats du Desert Homestead Outpost est excellent, comme leurs gigantesques canapés.

J8 : Naufklut Park

Annoncée comme la journée de la loose, car à la base elle n’aurait pas du exister, Qatar Airways ayant décalé notre vol il y’a quelques mois, j’ai du retirer une nuit à etosha en début de parcours, et ajouter une étape entre sossusvlei et windhoek. Le seul truc un peu vert que j’ai trouvé sur la carte c’est le Naufklut Park. Mais vu les retours  sur le net, on y est arrivé le plus tard possible, juste pour y dormir. Belle nuit étoilée.

J9 : Aus Safari lodge 

On se pose à moins d’une heure de route de Windhoek dans ce lodge assez sympa, pour notre dernière journée namibienne. Rien de très remarquable, pas de prédateurs sur la réserve, on a eu notre dose d’antilopes, donc a zappé le game drive.

C’est le moment du long retour en France, on débarque en France le samedi matin à 7h, avec 250go de photos et de vidéos. Lundi y’a boulot.

Bilan

Même si on a un peu rushé, et vu qu’une partie du pays, un grand kiff, surtout la partie nord et ses animaux. Une seule envie retourner dans un an ou deux dans un autre pays africain (surement le Kenya pour bénéficier d’un vol direct, j’en peux plus des escales). Souvent on me parle de la tanzanie et du botswana, mais je dis autant commencer simple.

J’ai pas de point de comparaison vu que c’est notre premier safari, mais on en a pris plein les yeux, sans jamais être oppressé par les autres touristes ou la population locale (à vrai dire quasi invisible quand on navigue de lodge en lodge).

Un voyage plein de grands souvenirs.

: Etosha et Erindi, des animaux magnifiques, partout.
: Le vol en montgolfière, la pilote, nos compagnons de vol.
: Les pistes en 4×4

/ : Soussusvlei / Dead Vlei

: L’obligation de réserver les lodges trèèès longtemps à l’avance, à des prix assez salés.